C'est dans l'édifice reconstruit après la guerre que se situe la pinacothèque, constituée en 1831 par la réunion des collections des princes de Saxe. Ceux-ci avaient reçu une impulsion déterminante par la politique d'acquisition passionnée d'Auguste II et surtout d'Auguste III, auquel on doit, entre autres, l'apport des cent pièces choisies dans la collection vendue en 1745 par François III d'Este. La réorganisation du musée, aux collections d'origine richissimes, a donné lieu à l'acquisition d’œuvres contemporaines.
Les retables de Corrège, provenant de la vente de la maison d'Este, sont parmi les joyaux du musée, au même titre qu'un ensemble de toiles bolonaises et d'oeuvres de Dossi, Titien, Tintoret, Velazquez, Rubens, La Vénus de Giorgione, La Madone Sixtine de Raphaël, Rembrandt, ce dernier figurant dans un important ensemble de peintres hollandais, dont Terborch, Hals, Vermeer. La peinture flamande est également bien représentée, avec Teniers, Van Coninxloo, Van Dyck, ainsi que les œuvres françaises, allant de Valentin, Vouet, Poussin, Watteau jusqu'à la remarquable collection d'impressionnistes.
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